Le Val'heureux Votre Monnaie Citoyenne - Présentation du projet - A propos

Le Val’heureux

L’idée de créer un bon de soutien à l’économie locale de la région liégeoise est né en 2011 à l’initiative de quelques citoyens actifs au sein de Liège en Transition ou liés au réseau Financité. Leur but : favoriser l’économie réelle, locale et éthique. Il circule dans le bassin économique de la région liégeoise : entre Huy et Verviers, en Hesbaye, Condroz, Ourthe-Amblève et dans le pays de Herve. Le val’heureux soutien les entrepreneurs locaux, renforce les circuits courts. Il retient et fait circuler la richesse créée dans la région.

Comment en obtenir ?

Le moyen le plus simple pour échanger vos euros contre des Val’heureux est de vous rendre dans un comptoir de change

Vous pouvez également demander que l’on vous rende la monnaie en Val’heureux quand vous faites vos achats chez un commerçant qui les accepte.

Où les utiliser ?

Les commerces et prestataires acceptant la monnaie ont généralement un autocollant « Ici circule le Val’heureux » devant chez eux.

Vous pouvez aussi jeter un œil à la vaste liste de nos partenaires et ainsi, qui sait, découvrir de nouveaux lieux sympathiques !

Contexte du projet

Le Val’heureux s’inscrit dans le vaste mouvement planétaire des « monnaies complémentaires ». On estime qu’il en existe aujourd’hui plus de 5000 dans le monde. En Belgique francophone, il y a, actuellement, six autres « monnaies complémentaires » en circulation. Dont l’Épi lorrain à Virton, les Blés à Grez-Doiceau, le Talent à Ottignies/Louvain-La-Neuve, le Voltí à Rocherfort-Ciney-Marche, le Lumsou à Namur et le Sous-rire à Malmédy et le Ropi à Mons. D’autres projets sont également en voie de construction ailleurs en Wallonie et à Bruxelles. Enfin, le Toreke, soutenu par la ville de Gand, est, pour les promoteurs du Val’heureux, un modèle très inspirant.

Certain·e·s pourraient être surpris·es qu’une poignée de citoyens prétendent créer une « monnaie ». En effet, l’émission de la « monnaie » est une prérogative aujourd’hui réservée à la Banque Centrale européenne et à la Banque nationale de Belgique. Ce que nous appelons ici « monnaie » est donc, d’un point de vue légal, un « bon de soutien à l’économie locale ». Cette mention figure sur tous les documents officiels.

Les promoteurs et promotrices du Val’heureux s’investissent à 100% dans la création et la gestion d’un bon de soutien à l’économie locale. Comme Bernard Lietaer (économiste et ancien haut fonctionnaire de la Banque nationale de Belgique), l’écrit, « ils sont convaincus que l’euro ne suffit pas ! Il manque un outil économique destiné à stimuler exclusivement les échanges locaux, entièrement dédié au service de l’économie réelle, capable de renforcer l’emploi non délocalisable ». En résumé, sa finalité consiste à orienter les comportements de consommation et soutenir les petits entrepreneurs. Mais également à rapprocher les acteurs de l’économie locale pour répondre aux enjeux d’un développement plus durable et solidaire.

En résumé

La région liégeoise compte de nombreux entrepreneurs qui nourrissent le tissu économique local. Ils et elles travaillent au quotidien dans l’esprit d’un développement économique respectueux des personnes et de l’environnement. L’objectif du Val’heureux est donc de renforcer ces projets et leur clientèle.

Pour ses promoteurs et promotrices, le Val’heureux constitue donc une alternative à la spirale infernale d’une certaine mondialisation économique. Bien souvent responsable de la destruction incessante des économies locales ainsi que de la distanciation sociale. Mais aussi une économie qui s’accapare les richesses, distend les liens sociaux et détruit l’environnement, source de toute prospérité.

Enfin, via sa structure en ASBL, le Val’heureux est un outil transparent et démocratique, fruit d’une gestion citoyenne et participative.