7 bonnes raisons d'utiliser le Val'heureux - Le Val'heureux

7 bonnes raisons d’utiliser le Val’heureux

Maintenir l’argent au sein de l’économie réelle et locale

Tandis que la richesse véhiculée par l’euro finit tôt ou tard dans les poches des actionnaires des multinationales, sur les marchés financiers ou dans un paradis fiscal, le Val’heureux ne peut être ni mis en banque, ni sorti du territoire liégeois. En effet, lorsque vous payez votre boulanger en euros, ce dernier paiera quelqu’un à son tour qui dépensera ces euros dans une grande enseigne internationale, les déposera en banque ou les versera à une structure qui les fera partir dans la sphère spéculative. À partir de ce moment-là, ni vous, ni votre boulanger, ni les autres acteurs de votre territoire n’y ont accès. L’euro circule alors sur un marché virtuel auquel seuls des experts ont accès : banques, traders, États, grandes entreprises… On peut dire que l’économie est hémophile et que la richesse produite par les citoyens s’écoule inéluctablement vers les grands centres financiers. Mais pendant ce temps : comment font les acteurs du territoire pour conserver la richesse produite localement et cesser d’enrichir les 1% ? Le Val’heureux est une partie de la solution à cette dérive : la monnaie locale est vouée à circuler sans cesse sur le territoire liégeois, alimentant les acteurs du territoire et leurs besoins. C’est en circulant, et d’autant plus, sur un territoire local, que la monnaie retient la richesse.

Mettre l’économie sur le chemin de la transition

L’argent n’a pas de couleur, ni d’odeur ? Faux ! C’est parce que la monnaie n’est pas un instrument d’échange neutre, que nous avons créé une monnaie citoyenne qui peut être orientée positivement : Le Val’heureux ! C’est-à-dire que pour entrer dans le réseau du Val’heureux, les producteurs, les commerçants ou les associations doivent signer une charte qui les engagent à favoriser l’économie locale et réelle, les circuits courts, la souveraineté alimentaire, les petites entreprises et les emplois locaux et les comportements environnementaux et sociaux responsables.

En utilisant le Val’heureux, les acteurs de l’économie locale prennent presque « automatiquement » le chemin de la transition puisque leurs circuits économiques se modifient petit à petit. Prenons l’exemple d’un petit restaurant où l’on trouve les produits classiques, comme de la bière et des sodas trop sucrés de multinationales. Si le patron de cet établissement accepte le Val’heureux, il ne pourra pas l’utiliser pour payer ses fournisseurs. Il devra donc introduire petit à petit dans son menu, des produits de fournisseurs et producteurs qui travaillent avec le Val’heureux, c’est-à-dire des bières ou des jus de fruit locaux et/ou biologiques, par exemple. Ce faisant, les liens avec l’économie locale se resserrent et la nature de l’activité économique du restaurant se transforme.

Cela rappelle aussi que la monnaie citoyenne joue le rôle d’un réseau, mettant en lien clients, commerçants et producteurs. À terme, ce petit restaurant proposera certainement bières et jus de fruit locaux, pain et fromages de la région et pourquoi pas, profitera des talents d’un graphiste du réseau pour faire sa promotion. Et le graphiste, à son tour, dépensera sa monnaie chez les partenaires. Ainsi, on le voit, le rôle de la monnaie ne se limite pas à l’acte de payer, elle ne se limite pas à l’échange mais la monnaie engendre par elle-même un nouveau système.

Soutenir les petits producteurs, les petits commerçants et les associations

Aujourd’hui, on parle beaucoup de « petits » entrepreneurs, de circuits-courts et d’économie locale mais la réalité est alarmante : le tissu économique local continue sans cesse de se détricoter, les petits commerçants ont presque tous disparus de nos villages et des quartiers périphériques des villes et pour les petits producteurs et les petits commerçants, survivre face aux grandes enseignes est devenu un combat de chaque jour.

Heureusement, des maraîchers se lancent, certaines rues commerçantes de certains centres urbains (comme Liège) voient apparaître de nouveaux artisans et les coopératives citoyennes fleurissent. Mais force est de constater que ces succès restent un phénomène marginal. L’économie locale continue son déclin et l’appauvrissement des populations est dans son sillage.

Mettre en relation les producteurs, les transformateurs, les fournisseurs de services, les commerçants et les consommateurs de nos bassins de vie est essentiel pour endiguer l’érosion du tissu économique local et pour le stimuler. Le Val’heureux matérialise cette relation économique et partenariale entre les acteurs de l’économie locale. Il les rapproche et les met en lumière. Il dirige automatiquement la richesse vers eux.

Les « boucles économiques locales » permettent d’intensifier les échanges économiques locaux, la relocalisation de notre économie et plus spécialement la survie des petits entrepreneurs.

En rejoignant le réseau du Val’heureux, les entreprises et associations partenaires affirment aussi concrètement leur soutien à une économie locale et vertueuse. Ils bénéficient d’un réseau de plus de 320 professionnels engagés pour les mêmes valeurs : des rencontres sont régulièrement organisées et des opportunités commerciales y naissent créant une communauté de professionnels qui se connaissent.

Par ailleurs, Le Val’heureux s’engage à les mettre en lumière auprès du plus grand nombre : ils sont référencés sur une cartographie (site internet), un annuaire organisé par secteur d’activité, ils sont régulièrement mis en avant sur les réseaux sociaux (et dans les médias) et des événements (apéros notamment) sont organiser pour les faire connaître.

(Re)créer du lien social et une résilience économique locale

Grâce au réseau construit : des centaines de membres utilisateurs et plus de 320 partenaires professionnels se reconnaissent et se connaissent. Un réseau d’acteurs engagés est mis en lumière et une confiance est établie. Un fléchage de la consommation est exercé vers les professionnels partenaires créant un terreau favorable à la création de nouveaux liens sociaux et économiques.

Par ailleurs, si l’euro venait à perdre de sa valeur et devenir temporairement inaccessible lors d’une prochaine crise économique mondiale, nous pourrions décider ensemble d’accorder notre confiance dans notre monnaie locale et continuer d’utiliser le Val’heureux pour maintenir les échanges et les activités économiques sur le territoire liégeois, indépendamment du contexte extérieur.

Faire de l’éducation permanente autour de la monnaie, de l’économie et la transition.

Que savons-nous réellement de la gestion de l’euro ? De la création monétaire ? Du fonctionnement des banques et de la finance ? Cela prend du temps de se documenter correctement… Non, l’euro n’est pas neutre. Et oui, les banques privées créent la monnaie en octroyant des crédits ! On en parle ?

La sensibilisation et la conscientisation aux enjeux monétaires, économiques et de transition écologique et solidaire est un objectif important du Val’heureux. Accompagner les citoyens dans la compréhension des liens entre monnaie, écologie et bien-être social est nécessaire pour construire un projet de démocratie monétaire sur le territoire liégeois. En effet, pour permettre au plus grand nombre de prendre part au fonctionnement démocratique du Val’heureux et prendre conscience de l’influence des règles monétaires sur nos choix sociétaux, la pédagogie et la formation sont indispensables.

Pour cela, Le Val’heureux participe à des conférences, des ateliers, des animations pour appréhender les problématiques du monde économique et financier et les solutions apportées par les monnaies locales. La plupart de ces activités sont organisées en collaboration avec le Réseau Financité qui soutient activement les Monnaies Locales Citoyennes.

Prendre part à la gestion démocratique de la monnaie

Alors que nous n’avons aucun mot à dire sur la gestion de l’euro, au Val’heureux, c’est l’inverse. La monnaie locale est gouvernée démocratiquement par les différents acteurs du territoire : habitants, commerçants et associations, collectivités, membres actifs et experts. Tous les adhérents au Val’heureux ont leur place : 1 membre = 1 voix. L’Assemblée Générale se réunit tous les ans pour décider de la manière dont Le Val’heureux doit se développer et intervenir. Dans cette perspective, la monnaie n’est pas une fin en soi mais un outil au service de l’intérêt général et des besoins du territoire.

De plus, l’asbl Le Val’heureux est gérée par des volontaires et l’équipe se renouvelle continuellement. Toute personne intéressée par le projet peut prendre part à son évolution (avec formation évidemment).

Alimenter une finance éthique

Pour chaque Val’heureux en circulation sur le territoire, il y a un euro placé sur un compte en banque éthique : c’est ce que nous appelons un fonds de garantie. Ce fonds est placé dans la banque éthique Triodos, qui finance des projets à plus-value culturelle, sociale et environnementale.

Concrètement, lorsque 100€ sont changés en 100V voici ce qu’il se passe :

Ces 100 euros constituent d’une part, le fonds de garantie pouvant rembourser les Val’heureux en circulation dans le cas où l’association venait à disparaître. D’autre part, ces 100€ servent de base que la banque fait fructifier pour financer des projets éthiques.